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MN.LIENEMANN DEMANDE UN REFERENDUM D'INITIATIVE POPULAIRE SUR L'AVENIR DE LA POSTE

Marie-Noëlle Lienemann, Députée européenne, membre du Bureau national du P.S souhaite que le Parti Socialiste, ses élus, ses militants se mobilisent pour l'organisation d'un référendum d'initiative populaire sur l'avenir de la poste afin d'empêcher l'ouverture de capital de cette entreprise publique!

Elle a fait cette proposition lors du bureau national du 2 septembre recevant un accueil circonspect du Premier Secrétaire.

Cet engagement du P.S et des partis de gauche est d'autant plus essentiel que la procédure introduite dans la Constitution exige le soutien d'au-moins 20% des parlementaires.

Marie-Noëlle Lienemann demande la réunion des partis de gauche, en lien étroit avec les organisations syndicales afin d'engager une mobilisation citoyenne large et massive en faveur du maintien du statut 100% public de la poste, du développement, de l'amélioration et de la défense du service public postal.

 
Evénement : regroupement à gauche

Les responsables de notre contribution « Changer » et de la contribution « Reconquêtes » (B. Hamon, H. Emmanuelli) ont décidé de se regrouper en vue du Congrès de Reims du PS :

 parce qu’ensemble ils veulent répondre à l’attente des Français, qui ont besoin d’une gauche offensive pour s’opposer et inventive pour proposer ;
 parce qu’ils convergent sur les choix stratégiques : l’unité des forces de gauche et la perspective d’un parti de toute la gauche ;
 parce qu’ils partagent les mêmes analyses sur l’urgence sociale et l’ampleur de la crise actuelle, qui appellent de nouvelles réponses ;
 parce qu’ils veulent œuvrer, au sein du PS, pour une majorité de changement, de reconquête et porteuse du rassemblement de toute la gauche.

Il est temps de sortir de la confusion et des querelles de personnes. L’heure est au renouveau et au sursaut : sans la gauche du PS et les forces de la jeunesse, cela ne sera pas possible.

 
Questions pour un congrès

Cette tribune des premiers signataires de la contribution Changer ! a été publiée sur le site de Marianne2.fr

Il faut sortir de la spirale actuelle : la gauche, éclatée et atone, semble incapable d'incarner une alternative crédible à une politique pourtant de plus en plus impopulaire.
Le PS déçoit son électorat. Face à la crise du système, il se contente d'analyses tièdes et de réponses convenues. Face à la droite, il peine à s'opposer résolument et efficacement.
Les militants, les sympathisants, sont déboussolés car les querelles internes l'emportent sur le nécessaire débat stratégique.
Réussir le Congrès de Reims, c'est créer les conditions d'un retour de l'espoir. Cela passe par des choix clairs, par des réorientations majeures. C'est pourquoi nous demandons aux autres signataires de contributions générales de se concentrer sur les objectifs prioritaires de ce congrès : Quelle analyse de la crise actuelle du capitalisme financier ? Quelles pistes pour construire une alternative économique et sociale ? Quelle stratégie pour gagner en 2012 ?
Pour notre part, nous défendons sur ces points des positions sans ambiguïté, que nous souhaitons faire partager au plus grand nombre de socialistes :

L'objectif du congrès :

• 1er point: Est-on d'accord pour choisir d'abord une ligne et une stratégie ?
Il ne s'agit pas de désigner le prochain candidat socialiste pour 2012, à travers le choix d'un 1er secrétaire. Ce congrès, plus que tout autre, devra définir une ligne politique claire, sans que les querelles de personnes et le choc des ambitions (souvent légitimes) viennent entraver le débat. Il devra aboutir à un texte dynamique, et non à des synthèses sans consistance et sans souffle.

• 2ème point : est-on d'accord pour un nouveau fonctionnement et un nouveau développement du PS?
Le congrès doit aussi prendre des dispositions permettant d'assurer un fonctionnement nouveau et collectif du parti, préfigurant ce que pourrait être un parti rassemblant toute la gauche, associant réellement les militants et s'ouvrant largement à toutes les forces vives de la gauche (syndicats, associations, etc…). Le congrès devra arrêter un plan d'action et de développement, ainsi qu'une série de conventions thématiques, ouvertes à toute la gauche.

• 3ème point : Est-on d'accord pour un pacte majoritaire avec la gauche du PS ?
Si le congrès n'aboutit qu'à une redistribution de cartes entre les mêmes responsables qui ont tous dirigé, depuis plus de 10 ans, la majorité du PS, il est à craindre que les insuffisances et problèmes passés perdurent et empirent. Le premier changement dans le fonctionnement du PS serait que la gauche du PS et la jeunesse constituent un pôle majeur de la future majorité. Celle-ci doit être établie sur un pacte clair, qui doit être soumis au congrès avant l'élection d'un nouveau premier secrétaire.

La stratégie pour gagner et engager une véritable relance de la gauche :

• 4ème point: Est-on d'accord sur des alliances claires et à gauche ?
Pour nous, le rassemblement de la Gauche, seule voie garantissant le succès électoral et la capacité à transformer en profondeur la société, est incontournable. L'alliance au centre est une impasse, le cartel électoral de la gauche de gouvernement est insuffisant. Ce qu'il faut, c'est une nouvelle étape de l'unité de la Gauche.

• 5ème point : Comment engager cette nouvelle étape de l'Unité de la gauche ?
Tout plaide aujourd'hui pour la préparation d'un parti de toute la gauche qui fédère les partis existants (PS, PC, Verts, MRC, PRG....) et surtout qui crée un mouvement d'entraînement de celles et ceux qui, de plus en plus nombreux, ne se reconnaissent pas dans le paysage actuel de la gauche. La rénovation de la gauche ne peut s'opérer en vase clos ! Le congrès doit arrêter des initiatives concrètes en vue d'avancer rapidement dans cette direction.

Sur l'analyse de la crise actuelle du capitalisme financier et sur les réponses à y apporter :

• 6ème point : veut-on une gauche porteuse d'une alternative et sera-t-on au rendez vous du changement de cycle qui s'engage dans la mondialisation ?

Rares sont les contributions au Congrès de Reims qui mettent en avant l'urgence d'inventer une alternative au capitalisme financier transnational, pourtant en crise majeure. Les évènements récents révèlent l'ampleur de cette crise. Ils montrent aussi qu'un nouveau cycle est engagé, qui prépare des bouleversements importants (retours des Etats, nouvelle donne géostratégique), impose de profondes remises en cause (financiarisation, gaspillage des ressources, libre circulation des capitaux et des biens sans contrôle et sans protections…) et de nouvelles réponses.

• 7ème point : est on prêt à « changer l'Europe », à rompre avec le libre échange généralisé ?
La crise actuelle montre les dérives et les dangers d'un libre échange multilatéral généralisé. Les échanges blocs à blocs reviennent au premier plan. On doit en tirer deux conséquences : l'urgence d'une réorientation majeure de la construction européenne d'une part ; la nécessité de penser des protections de nos économies et de nos sociétés, dans le cadre d'échanges équitables et négociés d'autre part. A un an des élections européennes, il est temps de faire des choix décisifs.

• 8ème point : Est-on prêt à la révolution écologique ?
Le réchauffement climatique, la raréfaction des matières premières et des énergies fossiles, l'état alarmant de la pollution des eaux et autres ressources naturelles obligent à repenser totalement notre mode de développement, à relocaliser bon nombre des activités productives et à investir massivement pour cette nouvelle économie durable. Il ne s'agit pas de proposer un ripolinage cosmétique, mais de se préparer à des bouleversements considérables dans nos pratiques.

• 9ème point : Sommes nous d'accord sur des points clés pour la reconquête idéologique et un nouveau projet de société ?
Nous souhaitons que le congrès affirme la détermination des socialistes d'agir au pouvoir pour casser la logique de la financiarisation et pour restaurer une véritable capacité d'intervention de la puissance publique, voire du capital public. Cela passe par la défense de nos services publics, par une relance vigoureuse de l'investissement public (recherche, innovation, infrastructures), mais aussi par la maîtrise collective de certains biens communs, comme l'eau. Redistribuer les richesses, regagner le terrain perdu par le travail par rapport au capital, repenser la fiscalité doit constituer des objectifs prioritaires pour la gauche.

• 10ème point : Est-on volontaire pour une opposition résolue et efficace contre Sarkozy et pour présenter des réponses aux attentes les plus urgentes des Français ?
Dans l'immédiat, le PS devrait proposer aux autres partis de gauche l'organisation d'Etats Généraux ayant pour but d'établir une plateforme immédiate de relance du pouvoir d'achat et de la croissance, mais aussi de jeter les bases d'un « manifeste pour une alternative économique et sociale ».

 
Communiqué de Marie-Noëlle LIENEMANN et Paul QUILES

           19 août 2008

Le gouvernement sous estime gravement la profondeur de la crise mondiale et de ses conséquences. Non seulement il ne fait preuve d’aucune anticipation, mais il semble n’envisager que des mesurettes sans efficacité. Sa logique reste inchangée: recherche de la compétitivité par le moins d’impôt, des salaires tirés vers le bas, libre échange  généralisé, recul du capital et de l’investissement publics, abandon de l’intervention régulatrice de  l’Etat.

 Cette politique du gouvernement a déjà accru les difficultés du pays, en particulier avec l’injuste et absurde paquet fiscal, mais les dogmes  et prétendues réformes que défend Nicolas Sarkozy sont à rebours  de l’histoire, tant il veut  faire entrer la France dans  un système à bout de souffle et en pleine crise, percuté de plein fouet par ses propres  dérives.

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Pour que demain ne soit pas comme aujourd’hui

Tribune publiée par Marie-Noëlle Lienemann, Jean Mallot, Anne Ferreira, Paul Quilès et Emmanuel Maurel.

Vous pouvez en retrouver une version résumée sur le site de Libération.

Quel décalage ! Le chômage augmente. La croissance ne cesse de chuter. La moitié des Français ne partent pas en vacances. N. Sarkozy annonce qu’il va poursuivre à marche forcée ses « réformes ». Le moral de nos concitoyens est en berne et le mécontentement est profond. Pendant ce temps, les dirigeants socialistes s’engluent dans la préparation du congrès de Reims !

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