Changer !

 
  • Increase font size
  • Default font size
  • Decrease font size
  • default color
  • green color
  • blue color
Répétition générale Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
13-02-2009

Par Emmanuel Maurel, Secrétaire national du PS

Guadeloupe, Martinique, et bientôt peut-être la Réunion, Mayotte, la Guyane. Si la contestation gagne tout le pays, ce sont bien les territoires lointains de la République qui s’expriment aujourd’hui de la façon la plus spectaculaire.
Depuis le 20 janvier, la Guadeloupe connaît une grève générale « contre la vie chère », menée par le « collectif contre
l’exploitation outrancière » (LKP, qui regroupe 47 organisations syndicales, politiques, associatives, culturelles et de
consommateurs). Près de 65 000 personnes (soit 15% de la population) ont participé aux rassemblements et aux
manifestations. Depuis début février, le mouvement touche également la Martinique.

Taux de chômage très élevé, multiplication des licenciements, stagnation des salaires, développement de la précarité : les DOM sont, comme les autres régions françaises, touchés de plein fouet par la crise et la politique de la droite.
Mais nos compatriotes des Antilles vivent plus durement encore que nous la baisse du pouvoir d’achat. Celle-ci est en effet précipitée par un niveau de prix hallucinant (en moyenne, un panier d’une soixantaine de produits de la vie courante est plus cher de 35% en Guadeloupe), que les seuls frais de transport ne sauraient expliquer. Le monopole de la distribution par quelques grands groupes qui fixent des prix élevés et s’assurent une marge gigantesque explique en partie ce phénomène.
D’où la double revendication de baisse des prix pour les produits de première nécessité et d’augmentation immédiate des bas salaires (200 euros tout de suite).
Face à l’exaspération sociale, le gouvernement a longtemps tergiversé. Mais le premier ministre a finalement refusé de
« céder » aux exigences de la rue. Les solennels avertissements de Madame Parisot, relayant les inquiétudes des patrons locaux, ont manifestement convaincu François Fillon : droit dans ses bottes, celui-ci a chargé le sous ministre à l’Outre mer, Yves Jego, d’opposer aux grévistes une fin de non recevoir.
C’est que l’UMP craint la « contagion ». Céder aux revendications salariales des guadeloupéens, c’est encourager leurs camarades métropolitains à durcir le ton à quelques jours du « sommet social » du 18 février.
A Pointe-à Pitre comme à Paris, le gouvernement privilégie donc la même méthode au service du même objectif, tout en ratiocinant sur les « spécificités » de la situation antillaise.
Le rôle de la gauche, c’est bien, au contraire, de faire le lien entre les luttes. Toutes s’inscrivent dans un mouvement général de contestation du système économique

 
Suivant >

Contact

Vous êtes intéressés par notre projet de contribution, contactez nous à l'adresse suivante : Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir


Newsletter







Changer ! sur Facebook

Voir le groupe facebook de la conribution