| 1- Riposter à l'offensive idéologique de la droite en affirmant l’actualité de nos valeurs |
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| 24-06-2008 | |
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Depuis plus de 30 ans, le monde du travail subit de plein fouet une offensive sans précédent. Protection sociale, droits des salariés, services publics : les principales avancées sociales, acquises sous la gauche, sont méthodiquement mises à mal par la droite et les libéraux. Aujourd'hui, l'urgence sociale est plus criante encore qu'hier. La seule façon d’y répondre, c’est de retrouver des leviers permettant d’agir sur l'économie, de redonner à la démocratie de réelles capacités de décision. Pour cela, il faut changer le rapport de forces à l’oeuvre dans nos sociétés. C’est possible, pourvu que l’on accepte d’en finir avec l'abdication idéologique et culturelle qui nous paralyse depuis trop longtemps. Il faut, en préalable, rompre avec les «fausses évidences» et les mots ambigus. En effet, la lutte politique est aussi une lutte symbolique, chaque camp cherchant à comprendre à sa manière le monde pour mieux tenter d’imposer une certaine représentation de celui-ci. Les mots, le fonctionnement ordinaire des médias et les techniques de persuasion visent à faire percevoir un monde historiquement et politiquement produit comme le meilleur des mondes possibles ou, à l’inverse, comme la source principale des injustices et des souffrances. Nous devons nous écarter radicalement de cette conception du débat politique fabriquant une démocratie faussée. Les citoyens sont conditionnés par des années de représentation sociale fondée sur des valeurs de droite et abusés par des mots dont le sens a été manipulé : « rupture », « réforme », « égalité des chances », « modernité »… De même, le nécessaire « recentrage de l’État, sur ses missions essentielles », le « déclin de la France », le poids des « charges sociales », « l’importance de la dette », le «trou de la Sécu» sont souvent présentés comme des évidences, qui servent de justificatif à des politiques de régression sociale. La «déconstruction» de l’idéologie dominante représente une étape essentielle du combat à mener. Ce combat s’inspire aussi du réel, de la vie des millions d’êtres humains, tout près de nous ou sur la planète, dont on ne parle pas, qui n’existent aux yeux des décideurs qu’au milieu d’un flot de statistiques. La Gauche se nourrit de cette réalité. Elle y puise sa détermination et la conviction de la modernité de ses valeurs : La Gauche défend le bien commun et l’intérêt général. Les libéraux ont laissé croire que l’arbitrage marchand pouvait dans bien des domaines se substituer aux choix démocratiques. Aujourd’hui, la notion d’intérêt général prend une dimension nouvelle. Ainsi, la crise écologique montre de façon nouvelle toute la pertinence des notions de «biens publics mondiaux» et d’intérêt général, inscrites dans la durée lorsqu’il s’agit de l’eau, de l’air, des ressources naturelles et des sources d’énergies. La Gauche défend l’universalité des droits fondamentaux de la personne humaine, qui ne doivent pas seulement concerner les droits civiques et politiques, mais aussi les droits sociaux. Ceci est très concret lorsqu’on parle de la santé. La Droite et les libéraux préconisent l’assurance individuelle -fut elle complémentaire à des prestations minimales de base- ; elle met en place des « franchises médicales ». La Gauche, au contraire, propose l’égalité des soins, des prestations de haute qualité pour tous et un financement par la contribution de chacun à proportion de ses facultés respectives ou des prélèvements sur l’ensemble des richesses produites. Il suffit de suivre le débat électoral aux USA pour mesurer que cette idée, qui est à la base de notre Sécurité sociale, apparaît aujourd’hui dans de nombreux pays comme porteuse d’avenir et comme une avancée de civilisation. La Gauche défend « la valeur du travail » et non la « valeur travail ». Pour la droite, le travail est une valeur en soi, souvent présentée comme opposée à l’oisiveté, qui serait un penchant naturel de l’homme. Depuis toujours, la droite et le patronat se sont opposé à la réduction du temps de travail, qu’il s’agisse de la durée hebdomadaire du travail, des congés payés ou de l’abaissement de l’âge de la retraite. Or si nous considérons que le travail est un facteur d’épanouissement et de progrès social, nous savons aussi qu’il peut aliéner et faire souffrir. C’est pourquoi, nous défendons l’objectif du plein emploi, des conditions de travail sans cesse améliorées et la conquête poursuivie du temps libre. Travailler mieux, travailler tous, travailler moins chacun et plus ensemble, gagner plus par le travail et moins par la rente, voilà l’orientation que nous opposons au slogan libéral «travailler plus et gagner plus» ! La Gauche défend la redistribution et les salaires. Il faut inverser la tendance qui, depuis plusieurs décennies, a vu la part des richesses créées aller sans cesse davantage aux revenus du capital au détriment de la rémunération du travail. La part des revenus du travail dans la richesse nationale est passée en France de 69,9% en 1975 à 57,8% en 2008, ce qui équivaut à 180 milliards d’euros par an ! Elle est désormais inférieure à ce qu'elle était en 1960. La question du pouvoir d’achat ne se pose pas simplement en raison de la hausse des prix. L’augmentation continue des salaires, c’est, pour les socialistes, la condition de la redistribution. La redistribution, c'est aussi une protection sociale digne de ce nom tout au long de la vie. En particulier, ne nous laissons pas intimider par les analyses catastrophistes de la droite, visant à baisser le niveau des pensions et à reculer de l'âge de la retraite, au motif de l'allongement de la durée de vie. Ouvrons sans crainte le débat sur les nouveaux modes de financement des retraites et de la protection sociale : taxation des stock-options et autres revenus financiers, changement du mode de calcul des bases des prélèvements sociaux….. Et ne nous laissons pas intimider par les pleurnicheries libérales qui opposent la solidarité à l’efficacité. La compétitivité est fille des solidarités et des protections ! La Gauche défend la laïcité. Contre les communautarismes, contre les obscurantismes, la laïcité est la seule voie réelle de l’émancipation des individus garantissant le « vivre ensemble » et la paix. Il faudrait défendre l’idée d’une charte de la laïcité dans les services publics et promouvoir ces valeurs hors de nos frontières, avec par exemple la constitution d’un espace mondial de la laïcité, à l’image de ce qui a été engagé pour la francophonie. |
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| Dernière mise à jour : ( 24-06-2008 ) |
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5- Répondre effectivement à l'urgence écologique
6- Organiser un retour efficace de l'intervention publique
7- Replacer la redistribution des richesses et la question sociale au cœur de notre projet
8- Rénover en profondeur le Parti Socialiste et son fonctionnement
9- S’engager de façon déterminée dans la voie de l'unité organique de la Gauche